L’article en bref
- La MGB GT automatic était équipée d’une boîte Borg-Warner Type 35 à trois rapports, particulièrement appréciée sur le marché américain
- Le moteur quatre cylindres de 1,8 litre développait 95 chevaux avec une vitesse maximale d’environ 165 km/h
- Sur le marché actuel, les prix oscillent entre 10 000 et 18 000 euros pour un exemplaire en bon état
- Le 0 à 100 km/h s’effectuait en approximativement 14 secondes contre 12 secondes pour la version manuelle
- Le design signé Pininfarina reste une référence esthétique plus de cinquante ans après sa conception
La MGB GT automatic représente une page importante de l’histoire automobile britannique. Cette version automatique du célèbre coupé sport a marqué les esprits des passionnés et continue d’attirer les collectionneurs du monde entier. Le constructeur MG, sous l’égide de British Leyland, a proposé cette transmission automatique pour répondre aux attentes d’une clientèle recherchant un compromis entre sportivité et confort au quotidien.
Qu’est-ce qui distingue la MGB GT automatic des autres versions ?
La principale distinction de la MGB GT automatic réside dans sa boîte de vitesses automatique à trois rapports, une option qui semblait presque révolutionnaire pour un véhicule sport britannique de cette époque. Contrairement à la version manuelle équipée d’une boîte quatre vitesses, la transmission automatique offrait une conduite plus détendue, particulièrement appréciée sur les longs trajets et dans les embouteillages urbains. Le système retenu par MG était généralement une Borg-Warner Type 35, reconnue pour sa fiabilité et sa douceur de fonctionnement. Cette configuration automatique modifiait légèrement les performances de la voiture, avec une accélération moins franche mais une expérience de conduite nettement plus accessible aux conducteurs de tous niveaux.

L’ajout de cette transmission n’était pas anodin dans la stratégie commerciale de MG. Le marché américain, grand consommateur de voitures équipées de boîtes automatiques, représentait une cible prioritaire pour le constructeur de Abingdon. Les chiffres de vente démontrent d’ailleurs que cette option a rencontré un succès significatif outre-Atlantique, où la conduite manuelle était moins populaire qu’en Europe. Il faut également noter que la GT, avec son toit rigide et sa lunette arrière chauffante, s’inscrivait dans une logique de grand tourisme qui s’accommodait parfaitement de la transmission automatique.
Quelles sont les caractéristiques techniques de ce modèle emblématique ?
Sous le capot de la MGB GT automatic, on retrouve le moteur quatre cylindres en ligne de 1,8 litre développant environ 95 chevaux. Ce bloc BMC série B, également utilisé sur d’autres modèles du groupe British Leyland, offrait un caractère robuste et une facilité d’entretien appréciable. Couplé à la transmission automatique, ce moteur permettait d’atteindre une vitesse maximale d’environ 165 km/h, ce qui constituait une performance honorable pour l’époque ! Le poids légèrement supérieur de la version automatique, dû à la boîte de vitesses et au convertisseur de couple, influençait modérément les performances globales.
La partie cycle de la MGB GT bénéficiait d’une architecture éprouvée avec des suspensions indépendantes à l’avant et un essieu rigide à l’arrière. Les freins à disque à l’avant et à tambour à l’arrière assuraient un freinage efficace pour l’époque. La direction à crémaillère offrait une précision satisfaisante, même si certains puristes estimaient que la version automatique perdait un peu de ce caractère sportif qui faisait la réputation de MG. Le châssis monocoque garantissait une rigidité structurelle solide, particulièrement appréciable sur la version GT dont le toit fixe renforçait encore la rigidité d’ensemble.
Performances et consommation
Les performances de la MGB GT automatic étaient naturellement en retrait par rapport à la version manuelle. Le 0 à 100 km/h s’effectuait en approximativement 14 secondes, contre environ 12 secondes pour la manuelle. Cette différence s’expliquait par les pertes inhérentes au convertisseur de couple et par le nombre de rapports limité à trois. La consommation moyenne oscillait autour de 10 à 12 litres aux 100 kilomètres, selon le style de conduite et les conditions d’utilisation. Ces chiffres peuvent sembler élevés aujourd’hui, mais ils correspondaient aux standards de l’époque pour une voiture sport de cette cylindrée.
Comment entretenir et restaurer une MGB GT automatic aujourd’hui ?
L’entretien d’une MGB GT automatic nécessite une attention particulière, notamment concernant la transmission automatique. La boîte Borg-Warner Type 35 demande des vidanges régulières avec une huile spécifique de type Dexron. Il est recommandé de contrôler le niveau d’huile de transmission tous les 5 000 kilomètres et de procéder à une vidange complète tous les 20 000 kilomètres pour garantir la longévité du système. Le convertisseur de couple peut également présenter des signes de faiblesse avec l’âge, notamment des vibrations ou des patinages lors des changements de rapports.

La mécanique du moteur série B est relativement simple et les pièces détachées restent disponibles grâce à un réseau de spécialistes britanniques et internationaux. Des entreprises comme British Motor Heritage, Moss Motors ou Rimmer Bros proposent des catalogues complets de pièces neuves et d’origine. La carrosserie constitue souvent le point faible de ces véhicules britanniques, particulièrement sensibles à la corrosion. Les bas de caisse, les passages de roues et les montants de pare-brise requièrent une surveillance constante et des traitements anticorrosion préventifs.
Les points de vigilance lors d’un achat
- Vérifier le bon fonctionnement de la boîte automatique avec des passages de vitesses fluides et sans à-coups
- Inspecter minutieusement la carrosserie à la recherche de traces de rouille, particulièrement sous les tapis et dans le coffre
- Contrôler l’état du moteur et rechercher d’éventuelles fuites d’huile au niveau du joint de culasse
- Tester l’ensemble des équipements électriques, souvent capricieux sur ces modèles anciens
- Examiner l’état de la sellerie et des moquettes, dont la restauration peut s’avérer coûteuse
Quelle est la cote actuelle de la MGB GT automatic sur le marché ?
Le marché de la MGB GT automatic présente une particularité intéressante pour les collectionneurs et les investisseurs. Généralement, les versions automatiques sont légèrement moins recherchées que leurs homologues manuelles, ce qui se traduit par des prix d’achat inférieurs d’environ 10 à 20 %. Un exemplaire en bon état peut s’acquérir entre 10 000 et 18 000 euros, selon l’état de conservation, l’historique et la provenance. Les modèles restaurés professionnellement peuvent atteindre des valeurs supérieures, parfois au-delà de 25 000 euros pour des exemplaires exceptionnels !
La tendance du marché montre une appréciation progressive de ces modèles classiques britanniques. La MGB GT, dans toutes ses versions, bénéficie d’une reconnaissance croissante auprès des collectionneurs qui apprécient son design intemporel signé par le studio Pininfarina. Les versions automatiques représentent une opportunité intéressante pour les amateurs recherchant une voiture de collection utilisable au quotidien sans les contraintes d’une boîte manuelle. Pour ceux qui s’intéressent aux véhicules classiques avec transmission automatique, la Ford Taurus SHO constitue également une alternative américaine fascinante de cette époque. La relative rareté de ces versions automatiques pourrait également jouer en faveur d’une revalorisation future.
| État du véhicule | Fourchette de prix | Commentaires |
|---|---|---|
| Projet de restauration | 3 000 – 7 000 € | Nécessite des travaux importants |
| Bon état d’origine | 10 000 – 15 000 € | Utilisable immédiatement |
| Excellente condition | 15 000 – 22 000 € | Restauration partielle ou bien entretenu |
| Concours d’élégance | 22 000 – 30 000 € | Restauration complète professionnelle |
Pourquoi la MGB GT automatic reste-t-elle une référence pour les collectionneurs ?
La MGB GT automatic incarne une époque glorieuse de l’automobile britannique, celle où MG dominait le segment des voitures sport accessibles. Son design élégant, avec cette ligne de toit fastback caractéristique, continue de séduire les regards plus de cinquante ans après sa conception ! Le travail des designers italiens de Pininfarina a permis de créer une silhouette harmonieuse qui vieillit remarquablement bien, contrairement à certaines créations des années soixante et soixante-dix qui paraissent aujourd’hui datées.
Au-delà de l’aspect esthétique, cette voiture offre une expérience de conduite authentique qui rappelle une époque où la connexion entre le conducteur et la machine primait sur l’assistance électronique. La version automatique démocratise cette expérience en la rendant accessible à un public plus large, incluant les conducteurs moins habitués aux boîtes manuelles ou recherchant simplement plus de confort. Les clubs de propriétaires, comme le MG Car Club britannique ou ses sections internationales, contribuent à maintenir vivante la passion pour ces modèles historiques.
L’héritage de MG dans l’automobile moderne
L’influence de la MGB GT sur l’industrie automobile dépasse largement son succès commercial. Ce modèle a démontré qu’une voiture sport pouvait conjuguer performances, élégance et praticité quotidienne. De nombreux constructeurs se sont inspirés de cette philosophie pour développer leurs propres coupés sport compacts. La Mazda MX-5, souvent citée comme l’héritière spirituelle des roadsters britanniques, doit beaucoup à l’approche initiée par MG avec la gamme B. L’équilibre entre accessibilité financière et plaisir de conduite reste un objectif poursuivi par les constructeurs contemporains, comme en témoigne la Honda Civic qui perpétue cette tradition de berline sportive accessible.
Vivre au quotidien avec une MGB GT automatic
Utiliser une MGB GT automatic comme voiture de tous les jours représente un défi stimulant qui nécessite quelques ajustements par rapport à un véhicule moderne. L’absence d’assistance électronique, le confort sommaire et les standards de sécurité différents demandent une certaine adaptation. Cependant, les propriétaires témoignent d’une satisfaction incomparable liée à la conduite d’un véhicule historique authentique. La transmission automatique facilite grandement l’utilisation urbaine, rendant la voiture plus polyvalente qu’une version manuelle pour les trajets quotidiens.
Les aspects pratiques méritent également considération. Le coffre de la GT offre un volume généreux grâce au hayon arrière, permettant d’accueillir des bagages pour un week-end ou des courses volumineuses. Les places arrière, bien que symboliques, peuvent dépanner pour transporter de jeunes enfants ou des bagages supplémentaires. L’habitacle, typiquement britannique avec son tableau de bord en bois et ses instruments circulaires, crée une ambiance chaleureuse qui contraste avec la froideur des intérieurs modernes ! La position de conduite, relativement basse, procure une sensation sportive agréable malgré le confort rudimentaire des sièges. Si vous recherchez un véhicule classique mais avec plus de praticité familiale, la Honda Odyssey offre une alternative intéressante avec sa configuration monospace.
- Prévoir un budget d’entretien annuel d’environ 1 000 à 2 000 euros selon l’utilisation
- Souscrire une assurance spécialisée pour véhicules de collection avec kilométrage limité
- Rejoindre un club de passionnés pour bénéficier de conseils et d’entraide technique
La MGB GT automatic demeure une option séduisante pour les amateurs de classiques britanniques recherchant une alternative à la boîte manuelle. Son caractère unique, son histoire riche et sa relative accessibilité financière en font une porte d’entrée idéale dans l’univers des voitures de collection. L’entretien régulier et une utilisation raisonnée garantissent de nombreuses années de plaisir au volant de ce témoin d’une époque automobile révolue mais ô combien attachante ! Pour ceux qui apprécient les véhicules de caractère avec une approche automatique, le Chevrolet Camaro SS de 1969 représente également une icône américaine fascinante de cette même époque dorée de l’automobile.
