L’article en bref
- La Jaguar Type E (E-Type) a été présentée au Salon de Genève et qualifiée par Enzo Ferrari de « plus belle voiture jamais construite »
- La Type E propose des motorisations allant du 6 cylindres 3,8L (265 chevaux) au V12 5,3L (272 chevaux)
- Trois séries principales se distinguent : Série 1 (phares carénés), Série 2 (normes US) et Série 3 (exclusivement V12)
- Les vitesses de pointe dépassent 240 km/h sur certaines versions, rivalisant avec Ferrari et Maserati
- La F-Type moderne perpétue l’héritage avec des puissances atteignant 575 chevaux sur la version SVR
La Jaguar E-Series représente une page importante de l’histoire automobile britannique. Cette lignée de véhicules incarne l’élégance et la performance qui ont fait la renommée de la marque au félin bondissant. Mais que se cache-t-il vraiment derrière cette appellation mythique ?
Qu’est-ce que la Jaguar E-Series exactement ?
L’appellation E-Series désigne principalement la Type E, aussi connue sous le nom de Jaguar E-Type sur les marchés internationaux. Lancée lors du Salon de Genève, cette sportive a littéralement bouleversé le monde de l’automobile ! Enzo Ferrari lui-même l’aurait qualifiée de plus belle voiture jamais construite, ce qui n’est pas un mince compliment venant du fondateur de la Scuderia.

La Type E se décline en plusieurs générations et configurations : roadster deux places, coupé 2+2, et diverses motorisations allant du six cylindres en ligne de 3,8 litres au puissant V12 de 5,3 litres. Chaque version apporte son lot de caractéristiques techniques et d’améliorations esthétiques qui font aujourd’hui le bonheur des collectionneurs.
Quelles sont les principales caractéristiques techniques de la Type E ?
La conception de la Jaguar E-Type repose sur des innovations remarquables pour l’époque. Le châssis monocoque à l’avant, associé à une structure tubulaire à l’arrière, offre une rigidité exceptionnelle tout en maintenant un poids contenu. La suspension avant indépendante et le système de freinage à disque sur les quatre roues constituent des avancées majeures.
Les performances sont tout simplement impressionnantes : la vitesse de pointe dépasse les 240 km/h sur certaines versions, tandis que l’accélération rivalise avec les meilleures italiennes de l’époque. Le rapport qualité-prix proposé par Jaguar Cars reste imbattable face aux Ferrari, Maserati et autres berlines sportives du moment !
Les motorisations disponibles
La gamme moteur évolue considérablement au fil des séries. Le premier six cylindres XK de 3,8 litres développe environ 265 chevaux, suivi par une version 4,2 litres offrant davantage de couple et de souplesse. L’introduction du V12 marque l’apogée technique de la lignée, avec ses 272 chevaux et sa douceur de fonctionnement légendaire. Ces blocs mécaniques partagent leur ADN avec les modèles de compétition qui ont brillé aux 24 Heures du Mans.
Comment identifier les différentes séries de la Type E ?
Les spécialistes distinguent trois séries principales, chacune avec ses particularités visuelles et techniques. La Série 1, produite jusqu’en 1968 environ, se reconnaît à ses phares carénés, son tableau de bord tout aluminium et ses sièges baquets. Elle demeure la plus recherchée par les puristes !

La Série 2 introduit des modifications imposées par les normes américaines : phares découverts, feux arrière plus imposants, et quelques ajustements esthétiques. La Série 3, exclusivement équipée du V12, adopte une calandre élargie, des passages de roues élargis et une ligne générale plus musclée.
| Série | Période | Motorisation | Particularités |
|---|---|---|---|
| Série 1 | Début années 60 | 3.8L et 4.2L | Phares carénés, la plus pure |
| Série 2 | Fin années 60 | 4.2L | Phares découverts, normes US |
| Série 3 | Début années 70 | 5.3L V12 | Calandre élargie, plus puissante |
Pourquoi la Type E reste-t-elle si prisée des collectionneurs ?
Plusieurs facteurs expliquent l’engouement persistant pour ces Jaguar britanniques. D’abord, leur design intemporel signé Malcolm Sayer continue de séduire les regards décennies après leur production. Ensuite, leurs performances demeurent respectables même selon les standards actuels. Enfin, leur relative accessibilité en termes de prix d’acquisition par rapport aux supercars italiennes les rend attractives pour les passionnés.
Le marché des Type E connaît une dynamique intéressante. Les versions roadster Série 1 atteignent des sommets lors des ventes aux enchères organisées par Bonhams ou RM Sotheby’s. Les coupés 2+2 restent plus abordables, offrant une porte d’entrée vers la propriété d’une légende automobile. L’état de conservation et l’historique documenté influencent considérablement la valeur.
Les points d’attention avant l’achat
L’acquisition d’une Type E nécessite une inspection minutieuse. La corrosion représente l’ennemi principal, particulièrement au niveau des bas de caisse, du plancher et de la structure tubulaire arrière. Les pièces mécaniques bénéficient heureusement d’une bonne disponibilité grâce aux spécialistes comme David Manners Group ou SNG Barratt. Un entretien régulier et documenté constitue un gage de fiabilité.
Tout comme pour d’autres classiques américains, l’authenticité des pièces d’origine joue un rôle déterminant dans la valorisation du véhicule. Les restaurations complètes peuvent représenter un investissement considérable, mais préservent le patrimoine automobile pour les générations futures.
Quelle est la descendance moderne de la E-Series ?
L’esprit de la Type E perdure dans la gamme actuelle de Jaguar Land Rover. La F-Type reprend le flambeau des sportives à moteur avant et propulsion, avec des lignes qui évoquent clairement sa glorieuse ancêtre. Les motorisations vont du quatre cylindres turbo au V8 suralimenté, offrant des performances qui surpassent largement celles de la Type E originale.
Les technologies embarquées évoluent considérablement : assistance électronique, mode de conduite configurable, système de contrôle de traction sophistiqué. Néanmoins, la philosophie reste identique : proposer une authentique GT britannique capable d’avaler les kilomètres avec style et efficacité. La F-Type SVR pousse même le curseur jusqu’à 575 chevaux !
- Design inspiré de l’héritage Type E
- Motorisations modernes performantes et efficientes
- Technologies embarquées de dernière génération
L’électrification de la gamme
Jaguar s’oriente désormais vers l’électrification complète de sa gamme. La I-PACE démontre la capacité du constructeur de Coventry à proposer des véhicules électriques performants et désirables. Cette transition énergétique s’inscrit dans la continuité de l’innovation technique qui caractérise la marque depuis toujours. Les futures sportives électriques promettent des performances époustouflantes tout en préservant l’ADN britannique qui fait la singularité de Jaguar.
À l’instar de l’évolution hybride chez Toyota, cette transformation vers l’électromobilité représente un défi majeur pour les constructeurs traditionnels. Jaguar doit concilier héritage sportif et responsabilité environnementale, tout en maintenant le plaisir de conduite qui a fait sa réputation depuis l’époque glorieuse de la Type E.